Book 3 : « Les chaussures Italiennes »

A Noël, j’ai reçu de la part de la maman de François deux romans que je n’avais pas encore eu le temps de lire. Etant obligée de choisir uniquement 3 livres avant de partir (adieu syndrome de la table de chevet qui se doit d’être pleine à craquer de bouquins non lus), j’ai choisi en plus de deux policiers, le roman d’Henning Mankell : « Les chaussures italiennes » et ma foi je ne suis pas déçue ! Loin d’être un roman policier comme j’ai l’habitude d’en lire ce roman annonce dès la couverture : 500 000 lecteurs heureux. Et bien cela fera 500 001 ! C’est dit !

Le pitch : 

Un homme seul sur son ile en Suède ne fait rien si ce n’est se baigner dans un trou d’eau gelée (oulala mais c’est passionnant !) Un jour il aperçoit une ombre allongée sur la neige : une femme qu’il a connu il y a près de quarante ans. Et sa vie reprend vie 🙂 Fin.

Pourquoi j’ai aimé ?

Parce qu’il ne se passe rien et en même temps il se passe tout. Pas facile de décrire ce type de roman. C’est beau, c’est tout. A priori, rien de passionant. Juste l’histoire d’un homme qui commence à entrer doucement dans la case des « vieux » mais qui se réveille grâce à la visite de cette femme.

Parce que c’est presque philosophique. Oui et non. C’est pas vraiment philosophique c’est plus un récit de vie. On se laisse doucement entrainer dans le quotidien de ce bonhomme. On s’attache à lui. On plonge avec volupté dans son histoire et dans celle des quelques personnes qui l’entoure.  On se laisse bercer. Ca parle de neige, de chaussures, de la vie avant, de la mort, de la vie maintenant, de culpabilité, de mensonges, de regrets, d’actions à mener, de plein de choses en somme. Vous me direz, pour un livre dans lequel il n’est censé pas ce passer grand chose c’est pas mal. Et c’est justement ça la force de ce roman.

Parce que l’on s’attache aux personnages. On décortique leurs pensées avec plaisir. On s’imagine à leur place. On finit presque par vivre avec eux sur son ile et par monter dans sa voiture lorsqu’il s’en va ( désolée, c’est vrai, j’ai cassé le suspense, à un moment, il prend sa voiture et part…comme ça ! paf ! Coup de tête ! Une histoire de dingue, je vous dit !)

Parce que ça se passe sur la durée. Quatre chapitres. Quatre saisons. Et presque toute une vie résumée dans ces quelques pages. Comme lecture de voyage c’est super. Chaque moment de vie décrit dans le livre m’a accompagné à un endroit de Nouvelle-Zélande et c’est chouette comme souvenir. Par exemple au moment où il part en voiture de son île (je vais pas non plus révéler une autre partie du livre tout de même) je me souviendrais que j’étais sur un transat à côté du Ferry Building à Auckland à regarder, entre deux lignes, les voiliers passer… Poétique n’est ce pas ? 😉

Parce qu’on ne s’ennuie pas. Très franchement dans les dix premières lignes je me suis vraiment dit que j’aurais du emmener un autre policier plutôt que ce livre. Parce que si c’était pour me taper 300 pages d’un vieux qui se baigne dans un trou et qui reçoit la visite d’une vieille merci bien mais ça ira ! Et puis en fait, mes parents m’ayant toujours appris à lire au moins jusque la page 30 avant de dire que je n’aime pas un livre, je me suis laisser prendre au piège. Et je n’ai plus regretté. Juste que le livre soit fini.

Comment lire ce livre ?

Partout ! C’est pratique les livres de poche 🙂

Chez le même auteur :

« Henning Mankell, est un romancier et dramaturge suédois, tout particulièrement connu comme auteur d’une série policière (finalement c’est pas un polar mais on en est pas loin). Mankell a également publié des ouvrages de littérature d’enfance et de jeunesse »

Il a à son actif de nombreux ouvrages. J’ai pris le parti de ne citer que ceux traduit par la même traductrice, Anna Gibson

« Tea Bag » – « Le retour du professeur de danse » – Série « Kurt Wallander »

N’hésitez pas si vous avez des échos à partager !

Bonne lecture ❤

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Une réflexion sur “Book 3 : « Les chaussures Italiennes »

  1. Louise dit :

    Hello!

    Autant j’ai aimé lire « les chaussures italiennes », autant je reste dubitative à la lecture d' »Un Paradis trompeur » de Mankell également .
    Difficile de ne pas trouver étrange le parcours de cette jeune Suédoise chassée de chez elle par sa mère et qui se retrouve (entre autres), deux fois veuve et à la tête d’un bordel Africain… (ne me jetez pas de cailloux, je n’ai pas spoilé la moitié du quart du tiers de ce qui lui arrive à cette pauvre Hannah) … Si l’histoire est un peu tirée par les cheveux, elle a au moins l’avantage d’être bien écrite et en bonus, il y a même une petite morale 🙂

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